Monthermé
Comme beaucoup de petites communes, l'origine de Monthermé n'est pas connue avec exactitude. Il en va de même pour le nom du bourg, lequel pourrait être une déformation d'hermès, nom donné à des amas de pierres gaulois, ou de saint Hermel, évêque missionnaire du Pagus Arduenensis. Le bourg se situe en limite des biens du prieuré de Prix-lès-Mézières, lequel fut fondé par Arnould IV de Rethel qui apporte la plus ancienne mention écrite connue de son existence (1068).
Au xiie siècle, Ithier dit le Dévot, fonda plusieurs abbayes sur les terres qui lui appartenaient. Ainsi, il fonda en 1128, à Monthermé l'abbaye de Laval Dieu destinée à des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré sous le vocable de saint Remi. En 1148, il fit construire l'abbaye cistercienne d'Elan, située dans la région des Crêtes préardennaises. C'est également de cette époque que sont datés les éléments les plus anciens de l'église Saint-Léger, paroisse du bourg. Monthermé, qui fait partie de la châtellenie de Château Regnault, entre successivement dans la maison de Flandre, la maison de Bourgogne, de Guise puis de Conti laquelle la cède à Louis XIII en 1629.
Monthermé vit de l'exploitation de la forêt ainsi que de plusieurs ardoisières. L'année 1749 voit apparaître une verrerie à proximité de l'abbaye de Laval Dieu et, en 1765, on construit les premiers fours à puddler pour affiner la fonte. C'est sur ce secteur, situé entre la Meuse et la Semoy que se concentrent, encore aujourd'hui les principales industries de la commune.
De 1905 à 1914, Monthermé a été le siège de l' Union des syndicats ouvriers des Ardennes symbolisée encore aujourd'hui par la Maison du Peuple.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes effectuèrent une percée sur la Meuse le 13 mai 1940.